Message 19
 
     
 
Indore Inde Mardi 8 Février 2000
 
     
 

Message du nouveau millénaire depuis le domicile de son fils Ujjwal Lahiri à Indore.

LA CAUSE PREMIERE DE LA DOULEUR ET DE LA SOUFFRANCE.

La croyance s’est introduite dans le domaine de l’inconnu et du sans-nom.
Le poids de l’expérience est devenu plus important que la bénédiction de la vacuité
Les images interfèrent dans les relations.
L’entité subjective insiste pour prédominer sur l’état d’existence.

DIX DISCIPLINES DE BASE

Ne croyez en rien facilement. Faites un examen critique de vos croyances et de vos expériences, avec perspicacité, en allant au fond des choses et non en vous basant sur les interprétations qui viennent de la poubelle des écritures, des ‘autorités’ et des livres.
Comprenez s’il vous plait que:
La croyance est perturbation, la compréhension est divine.
La croyance engendre des désirs, la compréhension apporte le calme.
La croyance est agitation, la compréhension est éveil.
La croyance est bataille et bigoterie, la compréhension est félicité et bénédiction.

Ne faites pas de propagande pour votre foi en affirmant qu’elle est la meilleure et qu’elle représente la vérité ultime. Vérifiez si votre foi peut diminuer les conflits en vous même, dans votre famille, dans votre société, dans votre pays et aussi entre les nations Ne faites pas de votre foi en entrave, qu’elle soit au contraire un instrument de liberté.

Ne cherchez pas à vous évader de la réalité des mythes, de la malice et des maladies du mental en vous adonnant à des activités centrifuges, , mais affrontez le mental par votre perception centripète et votre réflexion, et générez ainsi la transformation qui mettra fin à la violence du mental sous toutes ses formes.

Ne convertissez pas les perceptions sensorielles en sensualité au travers de choix , de classifications, de désirs et des paires de contraires. Demeurez dans la sérénité de la conscience éveillée.

Utilisez les informations et le savoir à des fins pratiques seulement. Ne vous investissez pas psychologiquement dans ces informations. Ne vous impliquez pas dans l’information, ne vous laissez pas influencer ni inhiber par l’information. La capacité à se libérer de l’information malgré l’existence de l’information est le facteur de rédemption du cerveau humain, ce que n’a pas l’ordinateur. L’information sans la transformation est bavardage.

Ne demandez pas quel est le sens de la vie. La vie est magnifique parce qu’elle n’a aucun sens. Si vous y cherchez un sens, vous trouverez des suicides et des meurtres. Le mental dans sa poursuite du sens de la vie si vaine et si vulgaire, provoque l’apparition de cette philosophie qui consiste à tuer et à se faire tuer pour des fantasmes religieux et des idéaux fumeux. Le mental, qui est éphémère, essaie de devenir permanent par l’invention et l’imagination du sens, alors que la vie est procréation, survie et dissolution, qui sont symbolisées respectivement par Brahma, Vishnou et Shiva.

Creusez profondément votre puits dans un seul endroit de votre champ. C’est seulement ainsi que vous pourrez faire jaillir l’eau. Si vous passez votre temps à creuser superficiellement en plusieurs endroits, vous ne ferez qu’abîmer votre terrain sans jamais atteindre la source.

N’utilisez pas le Gourou uniquement pour les satisfactions mentales, parce qu’alors le Gourou n’est qu’un professeur. Demandez lui de toucher votre vie, parce qu’alors le Gourou est amour. Efforcez vous d’être complètement en harmonie avec lui, parce qu’alors le Gourou est le sol, la terre sacrée de l’existence. Et c’est Cela Dieu.

Souvenez vous de la putréfaction du recyclage et de la répétition des naissances et des morts. Brisez ce cycle du Samsara en dépit du fait que vous y soyez confiné actuellement. C’est cela le vrai Sanyas , qui n’est pas seulement un habit.

Vivez une vie de méditation. Méditez sur toute chose qui vous interpelle. Méditez aussi sur vos distractions. La vie en méditation n’est pas le mouvement de l’expérience. La pratique sans la perception est profane.

BEAUCOUP D’AMOUR A TOUS LES KRIYABANS
SHIBENDU LAHIRI