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Message 67
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RADHA-DESH, Petite Somme 5, 6940 Septon - Durby, Belgique.
Bhima Ekadasi,Ê 30 Mai 2004
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Qu'est-ce que Mukti?
1) La liberté est le fonctionnement de tout le cerveau qui n’est plus confiné dans ses limites actuelles de dix à quinze pour cent seulement. Est-ce l'amour qui éveille tout le cerveau ? 2) L'ensemble Mémoire et Intellect (l’expression
de la mémoire) constitue l'ordinateur du cerveau. Le mental (pollution
psychologique) et l'ego ( perpétuation du mental) sont le “virus”
et le “ver” de cet ordinateur (le cerveau). 3) La Conscience séparatrice (“Je”, “moi”, “mon”) est dominée par l'ambition, la cupidité, l'accumulation, l'acquisition, la revendication, l'appréhension, et c’est pourquoi elle ne peut être le domaine de la divinité dont l'autre nom est Nirvana. 4) La scission, la séparation, la division, la
dualité dans la conscience humaine sont la cause première
de la fragmentation à tous les niveaux de l’existence de
l’homme. La liberté et la paix de l’humanité
sont sabotées par ce dilemme et cette dualité dus au fonctionnement
partiel du cerveau. Il s’agit bien du cerveau humain et non de
mon cerveau ou de votre cerveau en particulier, ni du cerveau britannique,
français, américain ou africain, ni du cerveau du Président
ou de celui de l’agent de police mais juste le cerveau humain,
prisonnier de la conscience de base commune dominée par le désir
de sécurité, la peur de l’insécurité,
le conflit, les dépendances, la douleur, le plaisir, la tristesse,
les larmes et les rires. 5) Les éléments qu’elle contient constituent la conscience et la conscience est son contenu. Le «Je» est exactement la même conscience. Les constituants du «je» sont les mêmes que ceux de la conscience que le «je» expérimente. Par conséquent on ne devrait pas dire «ma conscience» car «moi» et «conscience» ne sont pas des entités distinctes. L’illusion de la séparation héritée du conditionnement du cerveau à travers les âges, constitue le mécanisme de protection du mental (virus) et de l’ego (ver). Elle fortifie la fragmentation de la conscience séparatrice et nourrit un orgueil tenace. C'est ainsi que commence l'aliénation humaine et que la perception qu’a la conscience de base de l'humanité est viciée. Sans cela, nous sommes le monde, et la terre entière nous appartient. Elle n'est pas la terre des Chinois ni celle des Américains ! Cette perception non-séparatrice de la vie et de l'amour est la Liberté, et non pas les médiocres petits concepts et conclusions du mental et de sa malice, qui se cachent sous le déguisement de l'amour et de la compassion. 6) Les héritages culturels et les conventions traditionnelles, plus le conditionnement, fabriquent un “je” individuel avec son projet personnel de “réussite” et de “salut” par l'intermédiaire de “sauveurs”, selon les différents systèmes de matrice de croyances. C'est là l'obstacle que rencontre la conscience de base commune dans sa compréhension de l'universalité. La fusion de cette médiocre individualité est la Liberté. 7) La séparation à l’intérieur de la conscience entre “moi” et “ma conscience”, s’étend à une plus grande échelle de l'existence humaine, à la famille, la société, la nation et au niveau international. Et ainsi survient le développement monstrueux du “je”, je, je” et du ”tu, tu, tu” à chaque niveau de l'existence avec des conséquences désastreuses. Se libérer de ce phénomène, c'est la vraie la liberté. 8) L'apothéose de cette dualité est celle entre “je” et “Dieu”, qui devient malheureusement “mon” avidité, “ma” satisfaction, “ma” culpabilité et “ma” crédulité ultimes. Et on détruit l'humanité au nom de la “guerre sainte” menée au nom de Dieu ! Comprendre tout cela directement sans les concepts trompeurs du mental, c'est la Liberté, et ceci est divin sans être “Dieu”. 9) La Liberté c’est la méditation. Arrêter de mesurer, afin que ce qui est incommensurable soit. 10) Est-ce que le cerveau peut arrêter de s'impliquer psychologiquement dans les connaissances acquises à des fins techniques ? Se libérer des résidus et des sédiments psychologiques entraîne la libération de ce qui est connu, bien que le connu continue d'exister, pour pouvoir s’acquitter des tâches quotidiennes. 11) La liberté, c'est l'espace dans la conscience. Lorsque la conscience est occupée, elle devient finalement obsédée et obscurcie et c'est ce qui donne naissance à toutes sortes de problèmes. La recherche d'accomplissement personnel sous quelque forme que ce soit, noble ou ignoble, rétrécit l'espace et empêche la générosité. 12) La liberté c'est le silence du cerveau sans aucun mouvement compulsif de la pensée. Ce n'est pas un cerveau à qui on impose le silence mais juste un cerveau qui fait silence sans aucun effort de notre part. Et c’est là que se manifeste ce qui est sacré et plein de beauté. C’est la libération de toutes les croyances, motivations et images. Dans cette explosion de liberté, les yeux redeviennent innocents et l'amour est bénédiction. 13) La liberté est une vigilance exempte de classification. Cette vigilance-là est au-delà de la pensée et du penseur. Le penseur représente le passé avec tous les préjugés et les prétentions, avec tous les choix et toutes les classifications, avec les disputes et les revendications. La vigilance est ici et maintenant. Le sans-nom révèle alors ce qui a une immense signification pour toute l'humanité, et non pas seulement pour “toi” et “moi”. 14) Dans la liberté, voir est une action de la vie. Rechercher est une entrave, donc une activité du mental. L'action de percevoir est la liberté. 15) La liberté est la fin de toutes les manies et de toutes les lamentations d'hier. C'est le nettoyage de tous les détritus que la matrice ego-mental a accumulés. Le Yoga considéré sous l'angle d'une gymnastique physique seulement, ne peut apporter cette libération. 16) C'est seulement dans la liberté que vous comprenez la nécessité d'accepter de vivre tel que vous êtes et non pas tel que vous pensez que vous devriez être, ou tel que vous avez été. 17) La liberté c'est de pouvoir se regarder soi-même sans aucun spectateur, sans tremblement, sans fausse modestie, sans peur, sans justification, sans condamnation, sans partager la conscience en “soi supérieur” et “soi inférieur”. C'est cela Sawadhyay. 18) La liberté est anonyme et seule. C'est le courage de tout questionner vigoureusement en se débarrassant de toutes les motivations cachées. La liberté est la fin de tout désordre dans la psyché. Hari Bol, Hari Bol, Hari Hari
Bol, |
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